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Action 130 - revendications

des putains de droits

publié en ligne : 1er décembre 2011 dans Action 130

Les travailleurSEs du sexe ont toujours tenu un rôle essentiel dans la prévention. Mais la dégradation de leurs conditions de travail les expose toujours plus aux violences éventuelles de clients et des forces de l’ordre, et les pousse à accepter des relations non protégées : il leur est de plus en plus difficile d’accomplir cette mission.

La prostitution en tant que telle n’est pas illégale en France. Pourtant, les putes sont sans cesse soumisEs à la répression, et notamment depuis que, sous prétexte de lutte contre le proxénétisme, le racolage public est devenu un délit aggravé en 2003 par la Loi sur la Sécurité Intérieure (LSI). Dans le même temps, les abolitionnistes - qui souhaitent la disparition du travail sexuel - ont pour priorité d’introduire de nouvelles mesures répressives, comme la pénalisation des clients. Une telle mesure, en plus d’accroître la précarité des putes, entravera encore davantage les actions de prévention et d’accès aux soins. Il est urgent, face à cette répression fondée sur un jugement moral, de défendre une logique de droits et de santé.

Les candidatEs aux élections de 2012 doivent reconnaître que le travail du sexe et la prostitution sont des activités professionnelles distinctes de la traite. Les dispositions réprimant le proxénétisme de soutien doivent être abrogées : en punissant les personnes ou associations qui viennent en aide aux travailleurSEs du sexe, elles instaurent un délit de solidarité. L’article 225-10 de la LSI, qui pénalise le racolage, doit être abrogé. L’ensemble des droits sociaux doit être accordé aux travailleurSEs du sexe, afin que chacunE puisse exercer son activité comme il ou elle l’entend. Enfin, des campagnes de prévention du VIH et des IST doivent être mises en place en direction des clients.

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