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Mariage pour les couples de même sexe : des unions symboliques, pour combien de temps encore ?

publié en ligne : 16 novembre 2011

Ce samedi près de Perpignan, le maire de Cabestany a célébré le mariage de deux hommes, de manière symbolique car contrairement à la plupart des pays européens, la loi française interdit toujours aux homosexuelLEs le mariage, l’adoption et la parentalité.

Ce déni d’égalité entre homos et hétéros, terreau de l’homophobie, n’a pas tardé à attirer les commentaires habituels de la droite, fermement opposée à toute reconnaissance légale pour les couples du même sexe, si ce n’est à travers des demi-mesures discriminantes (« coparentalité », PaCS...).

Claude Greff, secrétaire d’État à la famille, a parlé de « provocation électorale » [1], et Christine Boutin, toujours obsédée par le déclin de ses repères hétérosexistes, s’est « élevée » contre une union qui « met en danger un pilier essentiel de notre modèle sociétal, dans un monde déjà déboussolé qui a besoin plus que jamais de repères stables » en rappelant le maire à « sa tâche sacrée », qui consiste en l’occurrence à n’autoriser le mariage qu’entre des personnes de sexe différent...

L’homophobie d’Etat se ressemble et se répète, d’un événement à l’autre : insulte envers les familles homoparentales, salves haineuses de Vanneste à l’égard des homosexuelLEs en général, rejet de toute évolution des droits des minorités sexuelles.

On assiste à quelques menues évolutions, si l’initiative du maire de Cabestany a tout notre soutien, nous aurions préféré davantage d’audace : en 2004, Noël Mamère, maire de Bègles, inscrivait réellement un mariage homo au registre d’Etat civil, forçant la justice à casser le mariage, pourquoi aujourd’hui se cantonner à un acte symbolique ?

Du chemin reste à faire, des luttes à mener, car les LBGT souffrent au quotidien de ces discriminations. Nous voulons le mariage car certainEs d’entre-nous ont besoin des droits sociaux qui lui sont corrélés. Sans parler du droit à la parentalité, toujours refusé aux homosexuelLEs au nom d’un dogmatique « droit de l’enfant », alors que dans la vie réelle, des centaines d’enfants demeurent à moitié reconnus par l’Etat, du fait de ces discriminations...

C’est pour ces raisons qu’Act Up-Paris exige dès aujourd’hui :

  • L’égalité des droits entre homosexuelLEs et hétérosexuelLEs
  • L’accès au mariage et à la parentalité pour tous les couples sans distinction
  • Que cesse l’homophobie d’État en France et dans le monde.

Notes

[1] Dépêche AFP du 12 novembre 2011.

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