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Ouganda : arrestation et incarcération de tous les homosexuels

publié en ligne : 8 octobre 1999

Vendredi 8 octobre à 14 heures, les associations Push, le Zoo, Amnesty International et Act Up-Paris ont manifesté devant l’ambassade Ougandaise contre la "chasse aux homos" annoncée par le président de l’Ouganda, M. Yomeri Museveni.

Au cours d’une réunion publique qui s’est déroulée la semaine dernière, le Président de l’Ouganda, Monsieur Yoweri Museveni, a ordonné l’arrestation de tous les homosexuels.

Ces propos étaient rapportés, mardi dernier, dans les colonnes du journal pro-gouvernemental, New Vision : "J’ai demandé au département d’investigations sur les crimes de rechercher les homosexuels, de les mettre sous les verrous et de les inculper." La médiatisation de deux mariages homosexuels dans le pays semble avoir entraîné ces déclarations.

La loi ougandaise fait de l’homosexualité en elle-même un délit et les relations homosexuelles peuvent être punies par une peine allant jusqu’à la prison à perpétuité. Pour M. Museveni, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme n’est pas applicable en Afrique puisqu’elle n’aurait pas été rédigée avec la participation des pays africains. Ces déclarations sont d’autant plus inquiétantes que l’homophobie semble devenir un thème majeur du discours de plusieurs chefs d’état africains. Au Zimbabwe, comme au Kenya, les déclarations homophobes ainsi que le harcèlement de militants gais et lesbiennes se sont multipliés depuis deux ans.

Nous nous élevons contre les déclarations homophobes du Président Museveni et nous inquiétons du sort des homosexuels ougandais. Nous demandons au Président Museveni de revenir sur l’ordre qu’il a transmis à la police, de garantir la sécurité des gais et des lesbiennes vivant sur le territoire ougandais ainsi que le respect de leurs droits fondamentaux. Nous demandons l’abolition des lois qui condamnent les relations homosexuelles en Ouganda.

Non à la chasse aux homosexuel-le-s. Les 20 personnes qui ont manifesté Vendredi dernier ont demandé en vain qu’une délégation soit reçue ou qu’un rendez-vous leurs soit donné. Le picketting a donc pris fin après cet avis de non-recevoir. D’autres actions sont maintenant à prévoir.

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