Dossier Greffes

Introduction

publié en ligne : 1er octobre 2010 dans Protocoles 63

Lorsqu’un organe vital fait défaut, il est possible depuis 1950 de le substituer par chirurgie. Encore faut-il que des organes soient disponibles. A l’heure actuelle, face à une demande croissante, la pénurie d’organes touche quasiment tous les pays. Pour pallier à ce manque, les législateurs français discutent et repensent actuellement les lois bioéthiques [1].

En 2009 le Don d’organe a été choisi comme Grande cause nationale. Depuis les années 2000, le nombre de greffes est en hausse, mais la croissance de l’activité de greffe semble s’essouffler. En 2000, le gouvernement avait lancé un Plan greffe avec 25 mesures et actions qui ont permis une augmentation de près de 50% de transplantations jusqu’en 2008. Depuis, on n’enregistre plus de réelle progression. En 2009, 4.580 greffes ont été réalisées mais pour près de 14.400 personnes sur liste d’attente.

Si les premières greffes en France datent des années 50, c’est le développement des traitements immunosuppresseurs permettant d’éviter le rejet du greffon qui a permis dans les années 80 l’amélioration des résultats et l’essor de ce domaine médical. Car la technique de chirurgie n’a jamais été un vrai obstacle à la réalisation des greffes, la difficulté réside dans la conservation du greffon transplanté. Pour les personnes vivant avec le VIH, toute la difficulté pourrait alors résider dans la prise concomitante de traitements visant à désactiver le système immunitaire et la présence du virus ayant la même cible qui, une fois anéantie, met l’organisme à la merci de la moindre attaque bactérienne. Pourtant, les résultats des greffes réalisées chez des personnes séropositives sont aussi bons que chez les personnes séronégatives.

Pour beaucoup de personnes vivant avec le VIH, la question de la greffe se pose aujourd’hui. L’inflammation permanente produite par le virus use l’organisme, à cela s’ajoute la toxicité de certains traitements ou les conséquences de telles ou telles maladies opportunistes. Jusque 2002, les personnes séropositives étaient exclues du don d’organes. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Information = Pouvoir

Pour que l’effort concernant les greffes se poursuive, il est important de faire connaître à ses proches sa position sur le prélèvement. Cependant, pour prendre une décision, en tant que donneur, mais aussi en tant que receveur, il est essentiel de connaître tous les paramètres qu’une telle opération impose. C’est l’objet de ce dossier.

Notes

[1] Séminaire « Les conceptions présidant à l’organisation du prélèvement d’organes et de la greffe en France, au Canada et aux Etats-Unis », les 15 et 16 avril 2010, organisé par les commissions françaises et canadiennes de l’Unesco, et le ministère des affaires étrangères.

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