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7000 enfants en danger de mort

Bristol Myers Squibb : profits criminels

publié en ligne : 23 juin 2010 dans Action 124

 

Ce matin, des militantEs d’Act Up-Paris ont manifesté devant le siège du laboratoire Bristol Myers Squibb (BMS) dont ils et elles ont maculé l’entrée de faux sang. Les activistes entendent ainsi dénoncer la fermeture d’une usine française de BMS à la fin de cette semaine à Meymac (Corrèze). Cette usine produit une importante quantité de Videx pédiatrique, un médicament anti-sida destiné aux pays en développement. Selon l’aveu même de BMS, la délocalisation de l’usine conduira nécessairement à une rupture de traitements qui pourrait concerner plus de 7000 enfants des pays du Sud dans les prochains mois.

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En contact ces derniers jours avec Benoît Gallet, vice-président en charge de la communication de BMS, Act Up-Paris n’a obtenu aucune réponse claire à ses questions depuis notre dernier communiqué. Nous ne pouvons que le regretter, compte-tenu des enjeux pour les milliers d’enfants concernés.

En effet, BMS semble davantage préoccupé à jouer la carte de la mauvaise foi, que de réellement se poser la question de ce qu’il adviendra de milliers d’enfants africainEs, sud-américainEs, et asiatiques. Aujourd’hui, ce qui semble préoccuper BMS c’est avant tout le fait que les antirétroviraux (ARV) pédiatriques ne constituent pas un marché suffisamment rentable pour le groupe, puisque les besoins d’ARV pédiatriques sont concentrés dans les pays en développement.

BMS prétend ne pas avoir prévu une augmentation aussi importante des diagnostics et des mises sous traitement : c’est tout de même étonnant, pour un des premiers groupes pharmaceutiques mondiaux, de ne pas avoir prévu ce que pourtant toutes les institutions prédisaient. Moins étonnant cependant quand on sait que l’industrie pharmaceutique fonctionne désormais à flux tendu, ce qui conduit à des ruptures de traitements d’antirétroviraux, y compris en France.

BMS prétend qu’il existe d’autres options thérapeutiques au Videx 25mg : Il existe effectivement un laboratoire sud-africain, Aspen, qui produit de la didanosine mais qui n’a à ce jour obtenu aucune préqualification de la part de l’Organisation Mondiale de la Santé, et ne se destine pas à l’export. Sans cette préqualification, UNITAID ne peut acheter les médicaments en question.

Aujourd’hui, la seule alternative pour éviter une rupture de Videx 25mg est que BMS prenne enfin ses responsabilités, et prolonge la production de Videx pédiatrique à Meymac le temps qu’un stock suffisant de didanosine soit constitué. Un rassemblement est d’ailleurs prévu devant l’usine de Meymac vendredi après-midi pour protester contre sa fermeture.

 

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