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Ouganda : non à la pénalisation de l’homosexualité

publié en ligne : 18 décembre 2009

 

Des militantEs d’Act Up-Paris ont manifesté, ce matin, devant l’ambassade d’Ouganda en France. Aux cris de « Shame », "Homos assassinés, Museveni coupable !" en brandissant des pancartes montrant les deux dirigeants ougandais responsables de projets de loi criminels de pénalisation de l’homosexualité.

Le 3 octobre dernier, le Parlement ougandais rédigeait une proposition de loi visant à punir les homosexuels par la peine de prison à vie, les homosexuels séropositifs par la peine de mort et à inciter à leur délation.
Grâce à une mobilisation internationale, ce projet de loi assassin, sérophobe et homophobe doit être révisé par le Parlement ougandais mais l’homophobie et la haine des minorités sexuelles en feront toujours partie.
Act Up-Paris exige que les autorités ougandaises retirent l’article 145 du code pénal ougandais qui permet la mise en prison des minorités sexuelles, ainsi que tout projets de loi visant à pénaliser l’homosexualité.

Cette ébauche de loi révèle à nouveau l’irresponsabilité du gouvernement ougandais qui ferme les yeux sur le respect des droits humains et sur l’impact de cette initiative criminelle sur la lutte contre le sida en Ouganda.

Ce projet de loi a été soutenu par Yoweri Museveni,président classé parmi les chefs d’Etat les plus homophobes, et par James Nsaba Buturo, ministre de l’éthique qui a récemment qualifié l’homosexualité de « répugnante ». Le gouvernement Museveni et les autorités ougandaises sont tristement célèbres pour leurs discours d’incitation à la haine et pour les arrestations arbitraires des LGBT. En 2008, durant une conférence sur le sida à Kampala, des activistes de la lutte contre le sida ont ainsi été arrêtéEs alors qu’elles et ils dénonçaient l’absence de prise en compte par le gouvernement ougandais des minorités sexuelles dans le gestion de l’épidémie de sida.

La nouvelle mouture du projet de loi, annoncée par le ministre de l’éthique, Buturo, n’évoquerait plus la peine de mort mais promet d’être tout aussi haineuse à l’encontre des lesbiennes, gai, bi et trans’. D’après les dernières déclarations du ministre, connu par sa volonté d’interdire les mini-jupes pour faire de la prévention routière, le prochain projet de loi proposera des moyens de « remise sur le droit chemin » pour les lesbiennes, gai, bi et trans’ en matière d’orientation sexuelle.

La lutte contre le sida ne doit pas être dissociée de la lutte pour le droit des minorités sexuelles. Par ces projets de lois et par les actions de persécutions menés à l’égard des minorités sexuelles, le gouvernement ougandais bafoue les droits humains et montre à nouveau sa volonté criminelle d’exclure les LGBT de la prévention et de l’accès au soin. Museveni et Buturo ont du sang sur les mains

Act Up-Paris, association de malades du sida, issue de la communauté homosexuelle continuera a dénoncer les violences mené par le gouvernement de Museveni à l’encontre des lesbiennes, gai bi et trans’ ougandaiSEs.

Act Up-Paris exige :
- la dépénalisation de l’homosexualité en Ouganda
- l’accès à la prévention et aux soins pour les minorités sexuelles en Ouganda
- un entretien entre l’ambassadeur chargé des droits de l’Homme et l’ambassadeur de l’Ouganda en France sur les questions de pénalisation de l’homosexualité en Ouganda.
- l’ouverture du droit d’asile en France à touTEs les lesbiennes, gai, bi et trans’ ougandaiSEs persécutéEs en raison de leur orientation sexuelle dans leur pays d’origine.

 
 

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