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5ème Conférence de l’IAS sur le VIH, 19-22 juillet 2009, Cape Town

Charge virale, deuxième et troisième lignes, maintenant et partout

Manifestation de TAC et d’Act Up-Paris

publié en ligne : 21 juillet 2009

Cape Town, Afrique du Sud – Des activistes d’Act Up-Paris, de T.A.C (treatment action campaign), suivis de militants d’associations telles que MSF, Act Up-Lusaka, le REDS, ont manifesté cet après-midi dans la salle des expositions de la 5ème conférence IAS, conférence thérapeutique sur le sida, qui se déroule en ce moment au Cap, en Afrique du Sud. Ils ont marché entre les stands de l’industrie pharmaceutique (Pfizer, MSD, Tibotec, BMS, Bohringer ingelheim, Gilead) pour protester contre les prix très élevés des secondes et troisièmes lignes de traitements — et du coût des charges virales, que pratiquent l’industrie pharmaceutique.

Un die-in a suivi àl’entrée de la salle des expositions. Les activistes exigeaient des laboratoires qu’ils baissent de toute urgence le prix de leurs médicaments, ainsi que le coût des charges virales. Ils ont également demandé aux gouvernements la promotion des médicaments génériques. Sur cette question de l’accès aux traitements et au suivi biologique, plusieurs activistes ont exprimé leur vive inquiétude pendant la conférence de presse qui a suivi : Vuyiseka Dubula (Treatment Action Campaign – Afrique du Sud), Rolake Odetoyinbo (Treatment action movement- Nigeria), Gilles Van Cutsem (MSF), Stéphane Vambre et Pauline Londeix (Act Up-Paris, France).

Une video est disponible ici

L’accès universel aux traitements partout dans le monde implique en effet que tous les médicaments, notamment ceux des secondes lignes ainsi que des molécules plus récentes et moins toxiques soient rendues accessibles. Cela implique également que chaque personne vivant avec le VIH ait accès à un suivi biologique complet (compte des CD4, charge virale, test génotypiques etc.) de façon à commencer son traitement au bon moment et d’en changer si nécessaire.

Mais aujourd’hui, dans la réalité, les personnes vivant avec le VIH/sida qui ont accès à des traitements (moins de 30% selon ONUSIDA) ont rarement accès à un suivi biologique complet, ni aux secondes et troisièmes lignes de traitements, même si ces médicaments sont pourtant essentiels et nécessaires en cas de résistance aux premières lignes de traitements. Les principaux obstacles à l’accès à ces traitements sont leurs prix, trop élevés. Les brevets, qui font obstacles à l’accès universel, doivent être contournés lorsqu’ils empêchent l’accès aux traitements pour des malades. Les traités internationaux qui protègent la propriété intellectuelle permettent dans des cas d’urgence et de pandémie mondiale de contourner les brevets en utilisant des dispositions légales telles que l’émission de licences obligatoires.

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