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Trans dépsychiatriséEs : on aimerait bien.

publié en ligne : 18 mai 2009

Roselyne Bachelot-Narquin a annoncé la déclassification de la transidentité de la liste des « affections psychiatriques de longue durée ». Cette appellation entrait dans le cadre de la grille de remboursements de la Sécurité Sociale, mais n’a rien à voir avec le parcours de transition.

Autrement dit, rien ne change dans la vie des trans en dehors de la catégorie qui ouvre droit à un remboursement, et surtout pas la psychiatrisation forcée.

Act Up-Paris reconnaît la portée symbolique de cette annonce, mais exige qu’elle se traduise concrètement dans le parcours de soins. Pour le Ministère de la Santé, les trans restent des malades mentauxALES, qui doivent suivre un parcours médical protocolisé : suivi psychiatrique diagnostiquant un « trouble de l’identité de genre » pour obtenir une hormonothérapie et des opérations de modifications corporelles pour les trans qui le souhaitent. Le processus pour obtenir un changement d’état-civil reste long et difficile, et comprend des expertises psychiatriques et médicales souvent ressenties comme des viols.

La transphobie étatique continue.

Act Up-Paris ne se contente pas de l’annonce d’une mesure symbolique et continue d’exiger :

- la dépsychiatrisation des trans, c’est-à-dire la liberté de faire une transition dans des conditions décentes, sans être soumisE au bon vouloir d’unE psychiatre,
- l’intégration de la transphobie à la liste des discriminations reconnues par la HALDE, et une enquête sur la transphobie,
- une réelle concertation associative autour du rapport de la HAS,
- une étude épidémiologique de la prévalence du VIH chez les trans.
- une étude clinique sur l’interaction entre hormones de substitution et ARV
- la simplification et l’humanisation des procédures de changement d’état civil.

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