Brièvement

publié en ligne : janvier 2009 dans Protocoles 54

Erratum

Une coquille s’est glissée dans la fiche sur la Cohorte Vighy publiée dans le dernier numéro de Protocoles. Dans le paragraphe qui peut particper à cette cohorte, il fallait lire : « Les femmes consultant en gynécologie, vivant avec le VIH-1, ayant AU moins 18 ans » et non « ayant moins de 18 ans ».

papillomavirus au masculin

Les résultats d’une étude récente, menée par Merck, indiquent que le vaccin Gardasil visant à une protection contre 4 sous-types du papillomavirus humain (HPV) pourrait également être intéressant chez les jeunes hommes ayant eu peu de pratiques sexuelles. L’étude présentée, a recruté 4 000 jeunes hommes de 16 à 26 ans, n’ayant pas eu beaucoup de rapports sexuels. Les participants qui ont reçus les 4 injections du vaccin ont été 90 % moins susceptibles de développer des verrues génitales liées aux quatre souches du HPV par rapport à ceux ayant reçu le placebo. Reste à savoir si le laboratoire Merck compte déposer un dossier à l’AFSSaPS pour modifier les recommandations d’utilisations. Actuellement le Gardasil est approuvé pour être prescrit aux jeunes filles de 9 à 26 ans, mais il est recommandé de le faire entre 11 et 12 ans.

Charge virale spermatique remboursée

Pratiquée depuis 2000, la procédure d’assistance médicale à la procréation (AMP) pour les couples sérodifférents au VIH a connu une nouvelle avancée à la toute fin 2008. Jusque-là, la prise en charge financière de la charge virale spermatique, revenait au couple bénéficiaire de la technique d’AMP, ou était prélevé sur le budget de l’hôpital pratiquant l’AMP en contexte viral. Le coût de cet examen obligatoire et nécessaire pouvait être un frein à la mise à disposition de l’AMP technique dans certains hôpitaux. La Caisse nationale d’assurance maladie a donné son accord pour rembourser les charges virale spermatique effectuées dans le cadre d’AMP pour les couples sérodifférents. Cette décision va sans doute faciliter les choses notamment pour les couples ayant peu de revenus.

Et toujours

Mise en place en 2006, l’observatoire national des « HIV Controllers » de l’Agence nationale de recherches sur le sida et les hépatites virales (ANRS) propose un premier bilan. 76 participants ont été intégrés et permettent de d’alimenter les connaissances sur un certain nombre de sujet. Une personne « HIV controller » est définie comme vivant avec le VIH depuis plus de 10 ans, n’ayant jamais reçu de traitement antirétroviral et dont plus de 90 % des mesures d’ARN VIH plasmatique sont inférieures à 400 copies par mL.
42 % des participants sont des femmes et 87 % sont de « type caucasien » ; l’âge médian au moment du diagnostic de l’infection à VIH est de 29 ans ; ’année médiane de diagnostic de l’infection à VIH est 1989, soit en médiane 19 années d’infection à VIH connue.
La moyenne des mesures de lymphocytes T CD4, entre 1986 et 2007, est de 751 CD4 par mm3 avec une perte moyenne des CD4 sur la période considérée estimée à -14 CD4 par mm3 par an.
Entre 1989 et 2007, 2 % des mesures d’ARN VIH étaient supérieures ou égales à 1000 copies, et l’ADN VIH-1 médian à l’inclusion était de 1,77 log. La majorité des virus sont des sous-types B.
Concernant l’infection par le virus de l’hépatite C, 32 participants avaient une sérologie négative, 22 une positive, mais seuls 8 personnes avaient une réplication détectable par PCR.
Les données recueillies mettent en évidence le rôle joué par les lymphocytes T8 spécifiques dans le contrôle de la réplication virale chez ces personnes. Une série d’études plus fines cherche à comprendre en particulier comment la réponse T8 fonctionne. La compréhension de ce fonctionnement des lymphocytes T8 pourrait être précieuse pour le développement d’un vaccin.

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