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Franchises médicales : Des militants arrêtés pour avoir dénoncé le discours de la ministre de la santé

publié en ligne : 10 novembre 2007

Aujourd’hui samedi 10 novembre 2007, une vingtaine de militantEs de l’association de malades du sida Act Up-Paris ont zappé le ministère de la Santé. Ils protestent contre l’instauration des franchises médicales prévues par le Projet de loi de financement de la Sécurité Sociale 2008, dont la discussion débutera le lundi 12 novembre au Sénat.

- Des photos sont disponibles ici.

Aux cris de : « franchises médicales, Bachelot coupable » et « malades précaires, malades en colère », les militants d’Act Up-Paris ont maculé de sang l’entrée du ministère avant d’être interpellés par la police. Les passants du quartier se sont intéressés au thème de l’action, une personne a déclaré : « c’est dommage qu’ils soient si peu nombreux, on devrait tous se mobiliser contre ça ». Tous les militants ont été emmenés sans ménagement dans les commissariats des environs où ils sont retenus depuis plusieurs heures.

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le ministère de la santé ruisselle du sang des malades

Par cette action les malades entendaient exprimer leur colère quant aux mensonges proférés par Roselyne Bachelot-Narquin en séance à l’assemblée nationale vendredi 26 et samedi 27 octobre.

La ministre de la santé a prétendu, vendredi, au cours du débat parlementaire, qu’elle n’avait jamais déclaré : « Qui ne peut pas payer 4 euros par mois ? ».
Roselyne Bachelot-Narquin a par ailleurs affirmé que les victimes ou malades de guerre seraient « bien entendu » exonéréEs des franchises médicales. Ce qui est parfaitement faux.

Les franchises pénaliseront les plus malades et les plus précaires d’entre-elles/eux notamment les 25% de personnes séropositives qui ne disposent que d’une Allocation Adulte Handicapé, 622 euros par mois pour vivre et se soigner. L’entêtement de la ministre sur l’impact de cette mesure injuste pour les malades est intolérable. La morgue et le cynisme exprimés par la prétendue « ministre de la santé » dans son refus d’entendre les revendications légitimes des malades et son rejet de l’ensemble des amendements déposés pour limiter l’impact délétère des franchises médicales est indécent.

Roselyne Bachelot-Narquin a menti aux députéEs. Roselyne Bachelot-Narquin et Nicolas Sarkozy mentent aux FrançaisES. Incapable de justifier la mesure devant l’Assemblée nationale, se perdant à plusieurs reprises dans les dispositions du texte, Roselyne Bachelot-Narquin montre à quel point cette mesure portée par l’Elysée est indéfendable. Dans ces conditions, nous exigeons que la prétendue « ministre de la santé » ait au moins la décence de se taire.

Nous exigeons aussi l’honnêteté nécessaire aux débats. Alors même que le gouvernement annonce une grande réflexion sur la participation individuelle aux dépenses de santé qui doit déboucher sur un nouveau texte législatif au printemps, nous en appelons à la sagesse des sénateurs/trices pour rejeter cette mesure injuste, dangereuse et inefficace.

Dans la perspective des prochaines élections municipales, nous dénoncerons publiquement les députéEs-maires et sénateurs-maires qui auront apporté leur soutien à cette mesure et demanderons à leurs électeurs/rices de les sanctionner. Nous appelons toutes celles et tous ceux qui refusent l’instauration de cet impôt sur la maladie à faire de même.

Act Up-Paris exige :
- que Roselyne Bachelot-Narquin cesse de mentir aux malades et aux parlementaires
- l’abandon pur et simple des franchises prévues au projet de loi de financement de la sécurité sociale 2008
- la libération des militants interpellés et la garantie qu’aucune poursuite ne sera engagée contre des malades qui ne font qu’exprimer leur colère légitime.

Act Up-Paris demande aux sénateurs/trices qu’ils rejettent cette disposition injuste et malhonnête.

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