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Dans la famille papillomavirus, je demande le vaccin

Les hommes aussi ont un anus

publié en ligne : 31 décembre 2006 dans Protocoles 45

Ce type de vaccin présente aussi un intérêt pour d’autres populations en dehors des femmes : tout d’abord les jeunes garçons et hommes qui peuvent aussi être infectés par ces virus et peuvent donc les transmettre.

L’intérêt est lié au fort taux de verrues génitales chez l’homme, à la transmission des HPV aux femmes et au taux élevé de cancers de l’anus chez les homosexuels. Cependant, l’efficacité des vaccins n’est pas encore connue chez l’homme. Le Gardasil® a néanmoins été évalué chez des adolescents, filles et garçons de 10 à 15 ans en termes de réponses immunitaires. Les taux d’anticoprs sont deux fois plus élevés que chez les jeunes femmes de 16 à 26 ans.

Intérêt chez l’homme

Il n’y a pas de garantie systématique de réussite quand on passe de l’homme à la femme. Ainsi un vaccin dirigé contre l’herpès génital est efficace chez la femme, mais pas chez l’homme. Ceci peut s’expliquer par une pénétration plus aisée des anticorps produits suite à la vaccination vers les muqueuses de l’appareil génital féminin. L’impact ultérieur sur le cancer du pénis pourrait être moindre (les épithéliums des organes génitaux masculins susceptibles d’être infectés ne sont pas des muqueuses, contrairement aux organes génitaux féminins). Néanmoins, les vaccins protègent contre les verrues externes, en des sites dépourvus de muqueuses. Ceci suggère qu’ils pourraient être aussi efficaces contre l’infection par HPV au niveau génital chez l’homme.

Essais cliniques

Des essais cliniques de tolérance, d’induction de réponse immunologique et d’efficacité sont en cours chez les jeunes garçons et hommes pour les deux vaccins Gardasil® et Cervarix®. Les données d’efficacité du vaccin Gardasil® chez les hommes de 16 à 26 ans sont attendues pour 2009 (impact sur les verrues génitales et les lésions anales pré-cancéreuses).

Plaidoyer pour des essais sur les « oubliés »

Pour l’heure, il est regrettable qu’aucun essai ne soit envisagé chez l’homme séropositif, alors que le risque de développer un cancer anal lié aux HPV est fortement accru par rapport à la population générale. Cette situation n’est pas irrémédiable et tous les acteurs doivent œuvrer à la réalisation de tels essais.

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