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Existrans 2005

Trans’ et sida

La communauté du silence

publié en ligne : 2 octobre 2005

1er octobre 2005, neuvième édition de l’ExisTrans : la Marche des Trans’ et de celles et ceux qui la soutiennent.

Aux USA, c’est le livre de W. Bockting et S.Kirk Transgenders and HIV, édité en 2001 qui a alerté définitivement le monde du sida. En 2005, W. Bockting a établi à partir de différentes données que le taux de séroprévalence chez les trans’ américainEs était de 30%, avec des pics à 70% dans des milieux précis, comme chez les trans’ issuEs de minorités ethniques se prostituant dans les rues de San Francisco.

Le nombre de transsexuelLEs en France, reconnu par L’équipe officielle parisienne de l’hôpital Sainte-Anne, est de 700 personnes.

En France, il n’existe aucune étude officielle sur les trans’ et le sida.

L’obscurantisme médical d’État qui nous psychiatrise se fait complice de la pandémie, en ne prenant en compte que les transsexuelLEs « proprement ditEs : désirant passer par une opération de réassignement sexuel, étant passéEs dans leurs services. La psychiatrie d’État oublie que depuis que les américains Stoller, Benjamin et Hamburger ont conceptualisé le syndrome transsexuel, la psychiatrie moderne a élargie la question trans’ en la faisant déborder du cadre de l’opération. À côté des transsexuelLEs, il faut tenir compte des transgenres, vivant quotidiennement dans une identité sociale opposée à leur identité biologique sans passer par une opération.

On passe ainsi d’une estimation de 700 personnes, à une autre : 60 000 trans’ en France.

C’est chez ces 60 000 personnes que l’on va trouver un des plus haut taux de sida. On y trouve aussi un chiffre catastrophique de personnes au chômage, se prostituant sans l’avoir choisi, d’échec scolaire chez les jeunes, sans parler de violences urbaines : à Marseille récemment une femme a été décapitée, les organes sexuels placés dans la bouche, les seins arrachés, 48 coups de couteau. Qui en a parlé ?

Act Up-Paris exige :

- La dépsychiatrisation de touTEs les trans’ afin de ne plus être considéréEs comme des malades mentaux.
- Une étude épidémiologique sur les trans’ et le VIH en France, sur les interactions entre prise d’hormone et ARV.
- Des campagnes de prévention ciblées vers les trans’.
- Que la sécurité sociale change à la demande des intéresséEs les préfixes 1 et 2 de ces numéros d’affiliation.
- Que la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité (HALDE) prenne en compte les lourdes discriminations que l’État nous impose.

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