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Sarkozy : promesses non tenues dans l’affaire Vanneste

publié en ligne : 6 juin 2005

 

Des militantEs d’Act Up-Paris ont manifesté ce matin aux abords de la permanence nationale de l’UMP pour protester contre la promesse non tenue de Nicolas Sarkozy qui devait exclure Christian Vanneste en cas de récidives de ses propos homophobes. Après de longues négociations, deux militantEs ont été reçuEs par Jérôme Peyrat, Directeur général du parti, à qui ils ont remis une pétition signée par plus 7500 personnes. Jérôme Peyrat a répété à plusieurs reprises que les propos tenus étaient « graves » et « intolérables », et admis qu’ils avaient bien été réitérés dans la presse après les engagements du chef de l’UMP. Il a cependant répété que l’UMP refusait d’envisager des sanctions et a même traité par le mépris nos interrogations légitimes sur les menaces réelles que de tels propos pouvaient faire peser sur la sécurité des homosexuelLEs.

Christian Vanneste et les mensonges de Sarkozy

En décembre dernier, Christian Vanneste, député UMP, affirmait que le « comportement homosexuel est une menace pour la survie de l’humanité ». Il plagiait ainsi Hitler, qui avait dit la même chose du « comportement juif », mais aussi des « efféminés », dans Mein Kampf.

Le 26 janvier, devant des représentants d’Act Up-Paris et de SOS-Homophobie, Nicolas Sarkozy promettait l’exclusion de Vanneste du parti en cas de récidive. Le jour même, Vanneste récidivait, affirmant publiquement que l’homosexualité était inférieure à l’hétérosexualité. Christian Vanneste est toujours membre de l’UMP. Nicolas Sarkozy ne l’a pas exclu, montrant à quel point on pouvait avoir confiance en sa parole.

Nous présentons aujourd’hui une pétition signée par plus de 7500 personnes demandant l’exclusion de Christian Vanneste de l’UMP.

La réponse des autres partis

Nous avons demandé à chaque parti politique ses positions sur l’homophobie ; et notamment sur la façon dont chaque responsable réagirait en cas de propos discriminatoires sur les pédés, les gouines, les bis ou les trans.

Qu’en dit la Justice ?

Au-delà des positions de chaque parti, nous demandons aussi à la justice de se prononcer sur les horreurs proférées par Christian Vanneste le 26 janvier dernier. Ses propos relèvent de la loi HALDE de décembre 2004 pénalisant les propos homophobes. C’est pourquoi nous avons porté plainte, contre lui. La première audience aura lieu le 29 juin 2005 à Lille à 14 heures. Ce sera l’occasion de tester la nouvelle loi et de s’assurer d’une jurisprudence qui ne tolère plus les propos injurieux homophobes.

Nous exigeons :
- de Christian Vanneste, des excuses ;
- de Nicolas Sarkozy, l’exclusion de Vanneste de l’UMP, comme il l’avait promis ;
- de chaque parti politique, la vigilance face aux discours homophobes et la traduction de cette vigilance dans leurs statuts et règlement intérieur.

Cette action s’inscrit dans le cadre de la Celebration & Safe Week, une semaine d’actions pour la prévention et l’égalité des droits.

 
 

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