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Librairie « Les cahiers de Colette » : Colette Kerber n’a toujours pas répondu à nos questions

publié en ligne : 20 mai 2005

Un employé, séropositif au vih, estime avoir subi depuis plusieurs semaines les foudres de Colette Kerber, propriétaire de la librairie « Les cahiers de Colette » : rétrogradations, diminutions de salaires et difficultés administratives diverses. Il a finalement été licencié pour faute le 21 avril.

Face aux réactions de soutien et aux interpellations de la CGT et d’Act Up-Paris, Colette Kerber ne répond pas. Elle tourne les combats associatifs et syndicaux en dérision, donne des leçons d’activisme, estime que la lutte contre le sida « a perdu son âme ». Elle lance une pétition par le biais de ses réseaux. Pour prouver qu’elle lutte contre les discriminations, elle embrasse à pleine bouche un séropositif.

Malheureusement, un baiser profond ne répond pas aux questions que nous lui posons, et qui concerne son statut d’employeuse : pourquoi son comportement vis-à-vis de cet employé a-t-il changé depuis ses derniers arrêts-maladie ? Pourquoi, alors même qu’il était augmenté en septembre 2004, a-t-il été rétrogradé à la suite de ces arrêts ? Les personnes qui soutiennent Colette Kerber devraient peut-être réfléchir à ces questions avant de prendre fait et cause contre un séropositif.

La libraire, par le biais de Emmanuel Pierrat son avocat, nous menace d’une plainte en diffamation à cause de notre communiqué envoyé le 2 mai 2005, intitulé « Travail sous pression dans le Marais ». Mais Colette Kerber n’a toujours pas répondu à nos questions.

Quand vous êtes employeurSE, il est facile de dire que le harcèlement, les discriminations ou les licenciements abusifs pour raison de santé sont autant d’affabulations de l’employéE : en cas de litige, c’est au salarié ou à la salariée de prouver sa bonne foi, et non à l’ employeurSE . Or, comment unE salariéE peut-il, elle, prouver les brimades quotidiennes, le harcèlement moral, les humiliations devant les collègues ou les clientEs, etc. ? Ce cadre juridique, qui attribue la charge de la preuve aux seulEs salariéEs, est injuste et empêche les malades ou handicapéEs de faire valoir leurs droits au sein du monde du travail. C’est la raison pour laquelle nous demandons une modification du droit et l’ inversion de la charge de la preuve.

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