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Médicaments génériques : le ministre de la santé du Brésil doit tenir ses promesses

publié en ligne : 12 mai 2005

Aujourd’hui jeudi 12 mai, une douzaine de militantEs d’Act Up ont manifesté devant l’ambassade du Brésil à Paris pour demander le lancement effectif par le gouvernement brésilien de la production de génériques des derniers médicaments anti-sida. Ceux-ci, plus efficaces, sont toujours importés par le Brésil à des prix prohibitifs qui mettent en danger la pérennité de leur programme d’accès aux traitements. Mme Maria Laura da rocha, Ministre Conseiller de l’ambassade du Brésil, a reçu les militants et s’est engagée à transmettre les revendications d’Act Up à Brasilia qui devrait formuler une réponse écrite.

Au cours des 4 dernières années, le Brésil a annoncé à de nombreuses occasions son intention de fabriquer des versions génériques des médicaments anti-sida hors de prix commercialisés par les firmes occidentiales. Jusqu’à ce jour, ces annonces n’ont jamais été suivies d’effet, alors que le rationnement des médicaments est de plus en plus répandu dans le pays.

Le Ministre brésilien de la Santé, M. Humberto Costa, avait donné le 15 mars dernier un ultimatum d’un mois aux fabricants des 3 médicaments les plus chers pour concéder d’eux-mêmes des licences sur leurs brevets afin que l’Etat puisse lancer la production des génériques.

M. Costa s’était alors engagé, dans l’éventualité d’une fin de non-recevoir de la part des détenteurs des brevets, à utiliser la disposition des accords de l’OMC dite de la « licence obligatoire » qui autorise les Etats à contourner les brevets lorsque l’intérêt public l’exige.

Un mois après l’échéance de son ultimatum, M. Costa n’a toujours pas respecté son engagement.

Act Up proteste contre l’inaction du gouvernement brésilien. Les tout derniers médicaments anti-VIH, comme par exemple le ténofovir, conviennent mieux aux malades des pays pauvres que les premières générations, comme l’AZT. En effet, ils ne nécessitent qu’une prise par jour au lieu de deux ou trois, sont moins toxiques, et donnent moins naissance à des virus résistants. Les malades des pays pauvres, qui bénéficient rarement d’une prise en charge globale de qualité, ont absolument besoin d’avoir accès aux dernières innovations anti-sida.

Alors que sur le plan international, comme par exemple le mois dernier à l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, le Brésil prend la tête des pays en développement pour contrer l’Europe et les Etats-Unis, lorsqu’il est question d’agir au niveau national le Brésil fait montre de couardise.

Act Up-Paris exige que Humberto Costa respecte immédiatement son engagement du 15 mars en émettant enfin les licences obligatoires promises depuis quatre ans, et s’engage à faire bénéficier les pays pauvres ravagés par le sida de sa production de médicaments à moindre coût.

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