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Hôpital La Grave à Toulouse : les malades sont méprisés, Moinard persiste et signe

publié en ligne : 10 janvier 2005

Communiqué de presse d’Act Up-Toulouse — En ce début d’année, les résolutions de M. Moinard, directeur général des hôpitaux toulousains, sont de maintenir l’absence de dialogue et d’imposer la fermeture partielle d’une pharmacie hospitalière, ce qui provoque une dégradation de la qualité de soins pour les malades.

À partir d’aujourd’hui, lundi 10 janvier 2005, la pharmacie hospitalière de l’hôpital La Grave ne sera plus ouverte aux patient-e-s externes le matin, mais seulement les après midi, de 14h à 18h au lieu de 9h à 17h.

En ce début d’année, les nouvelles résolutions de M. Moinard, directeur général des hôpitaux toulousains, sont de maintenir l’absence de dialogue [1] et d’imposer la fermeture de la pharmacie le matin aux usager-e-s externes, provoquant une dégradation de la qualité des soins pour ces malades. Cette dernière décision va obliger les 400 patient-e-s séropositif-ive-s, suivi-e-s à l’hôpital La Grave principalement le matin, d’aller chercher leur trithérapie dans un autre établissement hospitalier, sous peine de devoir revenir à La Grave l’après midi.

Le même problème va se poser pour les usager-e-s de la PASS (Point Accueil Santé Soins pour les personnes précaires) et pour les personnes qui consulteront le CDAG après un accident d’exposition au VIH et qui devront prendre un traitement post-exposition pendant un mois [2].

Malgré les protestations des usager-e-s, des associations de malades, du personnel hospitalier, des syndicats et des médecins de l’Hôpital La Grave, M. Moinard s’entête. En fait, cette décision, qui confirme le démantèlement de l’Hôpital La Grave, n’est pas de la seule compétence de M. Moinard : Philippe Douste-Blazy, Ministre de la santé et président du Grand Toulouse, en est le principal responsable. Le sida est la « grande cause nationale » de l’année 2005. En appliquant une politique qui fragilise l’accès aux soins pour les personnes séropositives, les personnes précaires et l’ensemble des toulousain-e-s, le ministre nous montre par les actes comment il va appliquer cette résolution.

Act Up Toulouse exige :
- le rétablissement immédiat des horaires de la pharmacie hospitalière de l’Hôpital La Grave ;
- la mise en place dans les plus bref délais, d’une réunion entre Philippe Douste-Blazy et les représentant-e-s du Collectif de défense de l’Hôpital La Grave.

Notes

[1] refus renouvelé, le mercredi 5 janvier, par téléphone à Act Up Toulouse de rencontrer les représentant-e-s du collectif de défense de l’Hôpital La Grave

[2] trithérapie donnée à titre préventif dans les quarante huit heures suivant l’accident

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