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Discriminations des femmes et des trans-pédés-gouines : les mensonges tuent

publié en ligne : 8 décembre 2004

Un rassemblement est organisé devant l’Assemblée Nationale, ce soir mercredi 8 décembre 2004, à l’appel d’Act Up-Paris, de la CLF (Coordination Lesbienne de France), des Chiennes de Gardes, du GAT (Groupe Activiste Trans), des Panthères roses, du Scalp et de Vigitrans. Rejoignez-nous à 19 heures, place du président Edouard Herriot, Paris 7ème, métro Assemblée Nationale.

L’Assemblée Nationale examine les 7 et 8 décembre le projet de loi relatif à la création d’une Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE), dont trois amendements pénalisant les propos et l’incitation à la haine sexistes et homophobes, censés remplacer le projet de loi promis en juin dernier par le Premier ministre aux associations LGBT.

Pour nous, il ne s’agit que de miettes qui ne permettent pas une lutte efficace contre la haine sexiste, homophobe, lesbophobe et transphobe :
- le droit de réponse n’est plus possible,
- le délai de prescription a été réduit d’un an à trois mois,
- le « délit de provocation à la haine, à la violence, à la discrimination » à l’égard de personnes « à raison de leur sexe ou de leur orientation sexuelle », est limité aux discriminations liées à l’emploi, au logement et aux services. Il ne prend pas en compte l’identité de genre et n’assurera donc aucune protection aux trans.
- l’amendement Garraud rend la loi inutilisable en imposant aux associations d’être reconnues d’utilité publique pour pouvoir se porter partie civile, ce qui n’est le cas d’aucune association de défense des droits des femmes, des trans, des gouines et des pédés.

Tout le monde y a perdu dans cette entourloupe gouvernementale, et les trans plus que touTEs, puisque les amendements adoptés par le Sénat en première lecture, avaient d’office écarté cette minorité, celle que les discriminations et violences frappent pourtant les plus frontalement.

Pendant ce temps, les discours haineux à notre égard légitiment les violences et les crimes dont nous sommes victimes. Ils instaurent un climat de dépréciation et de peur qui pousse de nombreuSEs LGBT vers des situations de précarité, ainsi qu’à des comportements suicidaires et des pratiques sexuelles à risques.

Nous exigeons un traitement égalitaire des discriminations fondées sur le sexe, l’orientation sexuelle et l’identité de genre et qui soit aligné sur celui combattant les discriminations racistes et antisémites.

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