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La guerre aux femmes bat son plein

publié en ligne : 28 novembre 2004

Près de 40 femmes prostituées ont été raflées dans les rues de Toulouse dans la nuit du 23 au 24 novembre 2004 par différents corps de police. Les conditions de vies des personnes prostituées ne cessent de s’aggraver depuis la loi de sécurité intérieure (loi Sarkozy) de mars 2003.

Grisélidis, association toulousaine, lance une pétition pour obtenir l’arrêt de la répression contre les personnes prostituées et exiger l’abrogation immédiate de la pénalisation du racolage.

A Toulouse comme ailleurs en France, les conditions de vie des personnes prostituées ne cessent de s’aggraver depuis la loi de sécurité intérieure (LSI) du 18 mars 2003.

Harcèlement ou abus policiers et administratifs, contrôles et fouilles abusifs , arrestations arbitraires, avec ou sans procès, emprisonnements, amendes, multiplication et aggravation épouvantable des agressions de quidams dans l’impunité malgré les plaintes...

L’état de non droit est devenu le quotidien des personnes prostituées, particulièrement des femmes.

Les personnes prostituées sont soumises à une escalade de violences aux conséquences morales, politiques, sanitaires et sociales désastreuses. Nous rappelons encore que notre travail de prévention ne peut guère résister à toute cette violence institutionnalisée, à l’insécurité physique et psychique, à la clandestinité, à l’humiliation et à la dévalorisation de soi, incompatibles avec le souci de protection de soi et des autres, et avec un projet de vie. Comment ne pas constater depuis 2 ans les conséquences désastreuses de ces persécutions ?

Mise en danger volontaire d’autrui

Nous ne cesserons de dénonçer ces faits, nous ne nous laisserons pas submerger par le découragement malgré l’épuisement dû au manque de moyens et à la surcharge en urgences, entretenus l’un et l’autre par le gouvernement.

La répression n’arrête pas le progrès (et inversement). Il y a quelques mois à Lyon, les policiers suivaient le bus de prévention de Cabiria et arrêtaient les femmes qui en sortaient. À Toulouse, ils poursuivaient une femme prostituée jusque dans les locaux de Grisélidis, qui avait alors subi des menaces de poursuites pour entrave à l’exercice « sportif » de ces messieurs en uniforme.

Nous avons déjà alerté de nombreuses fois les associations, la presse, les institutionnels, sur la situation catastrophique et absurde des personnes prostituées.

Personne ne pourra dire « on ne savait pas »

Nous vous invitons toutes et tous, personnes physiques et morales, à signer et faire circuler largement cette pétition.

Il n’y a pas lieu d’attendre pour exiger l’abrogation de lois contraires au simple droit d’exister. Nous interpellons de même les éluEs, celles et ceux qui ont soutenu à tort leur mise en place, celles et ceux qui n’ont que trop tardé à se positionner clairement contre.

Les signataires de cette pétition se positionnent clairement contre la répression des personnes prostituées et exigent l’abrogation immédiate de l’article 225 10 1 du code pénal réprimant le racolage.

Envoyez rapidement votre signature par mail à asso.griselidis AT free.fr (en remplaçant AT par @) ou par courrier à Grisélidis, 2 impasse Belfort, 31000 Toulouse.

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