essais d’antirétroviraux contre le vih

apv 30003

[glaxosmithkline]

publié en ligne : 27 novembre 2001 dans Protocoles 21

Essai de phase III, randomisé, en ouvert, comparant dans trois groupes parallèles l’efficacité et la tolérance d’un traitement par GW433908/ritonavir en 1 ou 2 prises par jour au lopinavir/ritonavir.

à qui s’adresse cet essai ?

A des patients prétraités par des inhibiteurs de protéase, et actuellement en échappement virologique sous traitement antirétroviral. Cet essai de phase III, randomisé, en ouvert, à 3 bras est international. Sa durée est d’au minimum 56 semaines. Il concernera 330 patients, dont environ 24 en France.

commentaire

Le GW 433908 est la prodrogue d’un inhibiteur de protéase déjà commercialisé, l’amprénavir (Agenerase®). Son utilisation concommitente avec le ritonavir est destinée à obtenir un médicament efficace avec moins de prises, d’où les deux groupes de l’essai, comparant une et deux prises par jour. Le traitement de référence de cet comparaison, est à base de lopinavir (Kaletra® associe cette molécule à du ritonavir).

On peut être surpris que Glaxo utilise le Kaletra® comme référence dans un essai, d’autant plus qu’Abbott qui le commercialise essaie depuis pas mal de temps de faire passer sa molécule comme le premier inhibiteur de protéase du marché. Par ailleurs les laboratoires toujours en mal de prolonger leurs brevets se mobilisent beaucoup pour « améliorer » leurs molécules. S’agit-il donc d’un essai marketing ou d’un essai clinique ?

quel est l’objectif de l’essai ?

L’objectif principal est de comparer l’amplitude et la durée de la réponse antirétrovirale à 24 et 48 semaines du GW433908/ritonavir en une ou deux prises par jour et Kaletra®, en association à deux inhibiteurs de la transcriptase inverse, chez des patients prétraités et actuellement en échec sous leur traitement.

Les objectifs secondaires sont de comparer, à 24 et 48 semaines, dans les deux groupes, la tolérance, la réponse virologique, les réponses immunitaires et les événements liés aux anomalies métaboliques.

quels sont les critères pour y entrer ?

Les patients doivent avoir une charge plasmatique supérieure à 1000 copies/ml, avoir été précédemment traités par 1 ou 2 inhibiteurs de protéase, prétraités au moins 12 semaines consécutives par inhibiteur de protéase et avoir présenté un échappement virologique sous ce traitement, être actuellement traités sous antirétroviraux. Les femmes en âge de procréer doivent présenter un test de grossesse négatif, et avoir une contraception efficace. L’utilisation de contraceptifs oraux et hormonaux n’est pas considérée comme une contraception efficace.

Par contre, les patients ne doivent pas avoir précédemment suivi un traitement par amprénavir ou lopinavir pendant plus d’une semaine, avoir reçu du tenofovir ou de l’adefovir, avoir été traités par plus de deux inhibiteurs de protéase, présenter une impossibilité de prescription en association au traitement de l’essai de deux INTI actifs, ou des antécédents de maladie rénale ou osseuse.

quels sont les traitements proposés ?

GW433908 — comprimés de 700 mg (600 mg d’amprénavir EqM)
- Groupe 1 : 1 comprimé deux fois par jour.
- Groupe 2 : 2 comprimés par jour en une prise.

Norvir® (ritonavir) — gélules de 100 mg
- Groupe 1 : 1 gélule deux fois par jour.
- Groupe 2 : 2 gélules par jour en une prise. Kaletra® (lopinavir/ritonavir) — gélules de 133,3 mg de lopinavir et 33,3 mg de ritonavir
- Groupe 3 : 3 gélules deux fois par jour.

Traitement par INTI en association : Tenofovir — comprimés de 300 mg, 1 comprimé une fois par jour.

quels sont les critères d’évaluation ?

Le critère principal est la modification de la charge virale plasmatique à 24 et 48 semaines par rapport à la visite d’inclusion. Les principaux autres critères sont la proportion de patients arrêtant définitivement l’inhibiteur de protéase suite à l’apparition d’un effet indésirable, la modification de la charge virale plasmatique ajustée sur le temps, la proportion de patients ayant une charge virale inférieure à 400 copies et à 50 copies à 24 et 48 semaines, le délai de survenue d’un échec virologique.

conditions d’entrées
naïfs non
pré-traités oui
charge virale > 1000
nombre de CD4 indifférent
infections opportunistes indifférent

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