Depuis 2003, de nombreuses informations publiées dans notre guide des droits sociaux sont devenues obsolètes (sur le PaCS, le handicap, la prise en charge par la sécurité sociale, etc.). Les entrées vont être progressivement mise à jour en ligne. Une réédition du guide est prévue pour 2007/2008.
Tant que l’usage de drogues restera interdit par la loi et passible de sanctions pénales, la situation des usagers de drogues à l’égard du système de soins restera ambiguë et incertaine. L’accès aux soins des usagers de drogues pose deux problèmes : celui du secret médical (les médecins et le corps médical sont-ils tenus de garder secret ce qu’ils savent de vos consommations, même si elles sont réprimées par la loi ?) et celui de l’aide et des soins auxquels peuvent prétendre les usagers de drogues actifs, qui consomment plus ou moins quotidiennement des produits interdits (l’usage de drogues dans un service hospitalier peut-il par exemple justifier l’expulsion d’un malade ?).
On ne peut malheureusement pas apporter de réponses claires à ces questions : la situation diffère selon le type de structure de soins — structures d’accueil, Centres spécialisés de soins aux toxicomanes (CSST), hôpitaux, cabinets de ville ; elle peut aussi changer considérablement d’un centre d’accueil ou d’un service à l’autre.
Beaucoup d’usagers de drogues, par crainte des poursuites ou de peur de s’exposer à des problèmes, choisissent de ne pas parler de leurs consommations illicites à leur médecin. Les interactions entre drogues et traitements médicaux sont pourtant évidentes, même si elles sont mal connues. Elles peuvent vous mettre en danger ou vous exposer à de graves problèmes de santé. Si vous ne pouvez pas faire autrement ou choisissez d’en prendre, parlez-en autant que possible à votre médecin. Depuis une dizaine d’années, les mentalités ont considérablement changé. Les médecins plus tolérants et/ou mieux avertis sont plus nombreux.

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