Depuis 2003, de nombreuses informations publiées dans notre guide des droits sociaux sont devenues obsolètes (sur le PaCS, le handicap, la prise en charge par la sécurité sociale, etc.). Les entrées vont être progressivement mise à jour en ligne. Une réédition du guide est prévue pour 2007/2008.
Lorsqu’on est mineur et atteint par le VIH, il vaut toujours mieux révéler son état de santé à ses parents. Le choc passé, l’entourage peut alors mieux vous soutenir et vous aider dans la prise en charge. Il arrive pourtant qu’un mineur ne souhaite pas parler de son statut sérologique à ses parents, par exemple parce qu’il révèle des pratiques sexuelles ou de la consommation de drogues par voie intraveineuse qu’il veut taire. Les problèmes qui se posent aux mineurs sont alors de nature différente et peuvent se cumuler.
Pour le consentement par exemple, le médecin aura à choisir entre votre point de vue et celui des adultes qui, titulaires de l’autorité parentale, sont responsables de vous. La confidentialité dans l’accès au dépistage et aux soins est, elle aussi, problématique. D’une part, parce que le respect du secret médical vis-à-vis d’un mineur engage la responsabilité du médecin et peut contredire l’autorité parentale. D’autre part, le remboursement des actes médicaux apparaît sur les feuilles de soins remises à la personne dont vous dépendez au niveau de la Sécurité sociale. Comment dès lors garder confidentiel votre statut sérologique ? La loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades apporte de nombreuses améliorations en matière de confidentialité et de respect du consentement des mineurs. Les solutions pour assurer de façon discrète le remboursement des soins restent malgré tout aléatoires et dépendent du bon vouloir des services hospitaliers ou de la disponibilité des services sociaux.

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