Dans sa dernière campagne télévisée de prévention grand public, l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé (Inpes) prend enfin le choix d’aborder sur le même plan homosexualité et hétérosexualité à l’égard du VIH. Alors qu’une association de lutte contre le sida comme Act Up-Paris, issue originellement de la communauté homosexuelle, aurait pu se féliciter d’un tel pas fait en direction d’une population trop souvent discriminée et censurée, cette avancée sur le plan médiatique et de la communication égalitaire ne semble que passagère et ne constitue malheureusement en rien un acquis. [la suite]
En 1989, Act up faisait sa première apparition publique lors de la gaypride, ce fut le début d’un combat. De nombreuses Gay Pride ont suivi, mais le combat est toujours là, car les contaminations continuent et l’on meurt toujours du sida. [la suite]
En juin 2001, je déclarais que le sida devait être « une priorité de l’aide publique internationale ». Pourtant, la contribution de la France, l’un des plus riches pays au monde, n’a cessé de diminuer depuis que je suis au gouvernement. En décembre dernier, j’affirmais que « le gouvernement ne relâcherait pas les efforts en matière de prévention et de communication ». Pourtant, en 5 ans, j’ai censuré à deux reprises des campagnes de prévention... [la suite]
La lecture des livres de Guillaume Dustan provoque très vite un sentiment de dégoût, de fatigue. Il y a là de l’acharnement, de la haine et la volonté de détruire une des plus belles aventures collectives de la communauté homosexuelle. On joue sur un terrain facile, sur des images éculées : Act Up, la secte, le ghetto, les pauvres hystériques, les puritains, les moralisateurs, les rabats-joie. On fait de la polémique à la petite semaine, la baise sans capote devient un fond de commerce et on passe dans les émissions de Dechavanne. [la suite]
Bernard Kouchner présentait au Conseil des ministres le plan triennal de lutte contre le sida, et a lancé devant les médias la campagne de prévention nationale du 1er décembre. La conférence de presse et le discours prononcé par le ministre le montrent, les pouvoirs publics sont toujours aussi incapables de se mobiliser et de mobiliser le grand public contre le VIH. [la suite]
La campagne de prévention du VIH/sida prévue pour juillet 2001 a été censurée par Lionel jospin. En réaction à cette censure Act Up-Paris a zappé, le matin de la Gay Pride, le SIG. [la suite]
Paris, le 1er août 2001
Madame la Ministre,
Par un courrier daté du 18 juillet 2001, vous entendez répondre à nos communiqués de presse concernant la censure par le gouvernement des deux spots de prévention sida dont la diffusion était prévue pour cet été. Il est dommage que, sur un sujet aussi grave, vous ne vous soyez pas exprimée publiquement, comme nous l’avions suggéré à votre collaborateur lors d’une conversation téléphonique le 21 juin dernier.
Vous prétendez d’une part que les campagnes censurées n’auraient pas été (...)
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Ségolène Royal lit nos communiqués de presse et nous le fait savoir. Jugeant nos propos « infondés », la ministre nous a envoyé sa version des faits. Voici l’intégralité de la lettre que nous avons reçu.
Ministère de l’Emploi et de la Solidarité - République Française La Ministre Déléguée à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes Handicapées.
Paris, le 18 juillet 2001
Madame la Présidente,
Pour la deuxième fois, un communiqué émanant de votre association me met nommément en cause dans ce que vous appelez un acte de « censure » sur le (...)
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Lionel JOSPIN et son administration, le SIG, ont censuré la campagne de prévention du VIH/sida prévue pour juillet 2001, sous les pressions de Ségolène ROYAL. [la suite]
L’acte de censure de Lionel Jospin de la campagne de prévention du VIH/Sida n’est pas la première. [la suite]
La secrétaire d’Etat à la santé ne fait rien. Etienne MOURRUT, maire RPR du Grau-du-Roi, a décidé de bloquer les opérations de prévention que les associations Aides Languedoc-Cévennes et David et Jonathan menaient depuis 1997 sur une plage de la commune, fréquentée par des homosexuels et des couples échangistes. [la suite]
Avant la marche, Libération, toujours à la pointe des mouvements sociaux, annonçait « une Gay pride plus festive que militante ». Distinction idiote, que la rue a, comme chaque année, démenti : 150 000 pédés et lesbiennes qui festoient au grand jour c’est, en soi, politique. Le gouvernement ne s’y est d’ailleurs pas trompé : pour protéger un ordre symbolique déjà bien ébranlé par nos strings, il a censuré une campagne de prévention ciblée qui devait paraître dans la presse le jour même. [la suite]
Mardi 29 juin 1998, lors d’une conférence de presse, Act Up-Paris a interpellé B. Kouchner sur la censure de la campagne de prévention en direction des homosexuels, ainsi que sur l’attitude du gouvernement face aux 80 000 personnes sans papiers qui sont rendues à la clandestinité.
Pris en défaut devant la presse internationale, Bernard Kouchner s’est engagé à assurer l’accès aux soins et aux traitements pour les étrangers maintenus dans la clandestinité, et a annoncé que la campagne censurée paraîtra prochainement. (...)
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Le jour de la Gay Pride, Matignon bloque une campagne de prévention ciblée.
Ce matin, vous ne verrez pas dans Libération la campagne de prévention sida initialement prévue par la DGS (Direction générale de la santé) et le CFES (Comité français d’éducation à la santé). Vous ne la verrez pas parce que Lionel Jospin l’a censurée. Il s’agissait d’une affiche montrant deux hommes s’embrassant, avec pour slogan "il n’y a pas que le sexe dans la vie".
Elle nous avait été présentée par la DGS le 20 mai . Elle devait paraître (...)
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