Le tribunal correctionnel de Marseille vient de condamner un homme séropositif de 41 ans à trois ans de prison, dont un avec sursis, pour « administration volontaire d’une substance nuisible ayant entraîné une infirmité ou une incapacité permanente ». Nous condamnons cette décision de justice, à l’unisson de la grande majorité des acteurs et actrices de la lutte contre le sida, comme toutes les mesures visant à la pénalisation de la transmission du VIH, et finalement à celle des séropositifVEs. [la suite]
Une fois de plus, un séropositif se voit condamné pour avoir transmis le VIH lors de relations sexuelles non protégées avec des partenaires qui ignoraient son statut sérologique. Alain Prosper a été condamné, vendredi 9 février, par le tribunal de Cayenne (Guyane) à 10 ans de prison ferme pour atteinte sexuelle sur mineures et pour transmission du sida. [la suite]
Du 12 au 16 novembre 2006 deux membres de la commission traitements & recherche suivaient les présentations du 8ème congrès sur les traitements dans l’infection à VIH qui se déroulait comme tous les deux ans à Glasgow, en Écosse. Petit tour d’horizon de ce qui a attiré notre attention. [la suite]
Alors que plusieurEs d’entre nous défileront pour leur droits à l’occasion de la Gay-Pride, la dernière avant les prochaines élections présidentielles, on n’entendra encore cette année peu parler de sida au sein du cortège parisien. Après plusieurs années de déni de l’ensemble du secteur associatif français tout le monde en convient pourtant aujourd’hui, les contaminations par le virus du sida ont dramatiquement augmenté en France ces dernières années notamment dans la population homosexuelle et chez les personnes d’origine étrangère. [la suite]
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Pour la première fois, en plus de quinze ans de lutte contre le sida, Act Up-Paris s’allie à une agence de communication pour produire une campagne d’interpellation destinée au grand public. Le constat, partagé par tous les acteurs, d’un retour en arrière dans la perception de la pandémie nous oblige à repenser nos modes d’intervention et il nous impose d’abord de nous faire entendre. De toute urgence. [la suite]
Aujourd’hui, la chambre d’instruction de Toulouse a confirmé le maintien en détention provisoire d’un homme séropositif suite à la plainte de son ex-femme qui l’accuse de l’avoir contaminée. Pourtant rien ne permet ni de connaître lequel des partenaires est à l’origine de la contamination ni d’établir qu’il y ait eu volonté de transmettre le virus du sida. [la suite]
Un séropositif toulousain est en détention provisoire depuis le mois de novembre suite à la plainte de sa compagne pour contamination. Une audience de la chambre d¹instruction de Toulouse a eu lieu aujourd¹hui pour réexaminer sa demande de remise en liberté qui lui a jusqu’ici été refusée. Cette nouvelle affaire de pénalisation de la contamination (la première dans laquelle est utilisée la détention provisoire) illustre clairement toutes les craintes des acteurs et actrices de la prévention. En ce sens, elle est exemplaire. [la suite]
Le sida a été déclaré grande cause nationale pour 2005. Pourtant, pour nous, acteurs et actrices de la lutte contre la pandémie, la régression est partout. Régression des moyens accordés, régression des droits des malades et des populations particulièrement vulnérables, régression de la mobilisation, régression des réflexes de prévention : tout concourt au désespoir et à la solitude des personnes séropositives et de celles et ceux qui se battent à leurs côtés. [la suite]
Les récentes condamnations pour contaminations « volontaires » révèlent le grave déficit de la prévention en France. Aujourd’hui, des séropositifVEs se tournent vers la justice pour trouver une réponse au drame de leur contamination. Cette réponse ne fait que criminaliser les séropos et ignore le principe de responsabilité partagée. [la suite]
En moins de 10 jours, nous avons été contraints par deux fois de rappeler à l’Agence france presse (AFP) qu’elle n’a pas fait sérieusement le travail d’information auquel on pourrait s’attendre. Des militants bénévoles d’Act Up auront dû dépenser leur temps à corriger des erreurs diffusées par des journalistes professionnels qui, par incompétence, paresse ou goût du sensationnalisme, participent activement à la désinformation du public sur les questions liées au sida. [la suite]
« Un toxicomane de 41 ans, qui se savait porteur du VIH, a été condamné mardi à quatre ans de prison dont trois ferme par le tribunal correctionnel de Thionville pour avoir voulu transmettre le virus à un CRS en le mordant [...]. Le CRS vit actuellement "au rythme du protocole d’analyses qui ne se terminera qu’en mai prochain et là seulement il saura s’il est séropositif ou pas à son tour", a ajouté le défenseur précisant que "depuis le mois de mai, il a peur d’embrasser ses enfants, ses proches" ».
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Face à la pénalisation de la transmission du VIH, nous défendons une position ferme. Nous refusons de criminaliser les personnes qu’on pourrait estimer responsable d’une contamination parce qu’elles n’auraient pas informé leur partenaire de leur statut sérologique et qu’elles auraient eu des relations non protégées. Cette contamination dite « volontaire », qui n’a pourtant rien de volontaire, désigne les seulEs séropositifVes — du moins ceux et celles qui n’ignorent pas leur statut sérologique — comme uniques responsables de la propagation de l’épidémie. [la suite]
Si vous avez pour projet d’étudier, de travailler, de vous installer pour une longue période en Russie, vous aurez le plaisir de vous voir très gentiment signifier par la guichetière du consulat de Russie en France la nécessité de faire un test VIH en préalable à toute demande de visa excédant 3 mois. Nul besoin de préciser que l’obtention de celui-ci est conditionnée par un résultat négatif, selon la désormais canonique loi fédérale russe du 24.2.1995 adoptée par la Douma d’Etat (Article 10, concernant la prévention de la propagation de la maladie causée par le virus de l’immunodéficience humaine sur le territoire de la Fédération de Russie). [la suite]
Il y a un mois, le Tribunal Correctionnel de Strasbourg avait condamné par défaut à six ans de prison ferme un homme séropositif pour « administration volontaire d’une substance nuisible ayant entraîné une infirmité permanente ». Il lui était reproché d’avoir contaminé sciemment deux jeunes femmes lors de rapports sexuels non protégés. Cette condamnation a été confirmée lundi 28 juin lors d’un second procès en présence du prévenu. [la suite]
Le tribunal correctionnel de Strasbourg vient de condamner un homme de 31 ans, séropositif, à 6 ans de prison ferme pour avoir contaminé deux de ses partenaires. En tant qu’association de malades et de lutte contre le sida, nous condammons cette decision de justice, comme toutes les mesures visant à la criminalisation des séropositifVEs. [la suite]
De même, certains pays pratiquent l’isolement ou la pénalisation des personnes séropositives. Isolement pour cause d’infection au VIH, hospitalisation forcée, peine de prison pour transmission du virus, interdiction de séjour avec reconduction immédiate à la frontière. Voici la liste des pays utilisant ces menaces pour les personnes séropositives. [la suite]
Dépistage obligatoire, poursuites judiciaires contre de supposés auteurs de contaminations conscientes, fantasmes lepénistes de « sidatoriums », refoulement des personnes atteintes aux frontières de certains pays... Notre mise au point sur la criminalisation des personnes atteintes par le VIH. [la suite]
Alain-Gérard Slama, Alain Finkielkraut, Jean d’Ormesson n’en crurent pas leurs yeux quand ils virent à Rodez les livres de Luc Ferry voler au-dessus des cordons de CRS avant de s’abattre sur les murs et les pavés. [la suite]
Les partisans de la criminalisation des séropositifVEs avancent masqués. Ils se parent d’arguments qui semblent de bon sens pour justifier des mesures spécifiques contre les personnes atteintes. Voici un contre-argumentaire détaillé pour leur répondre. [la suite]
L’idéologie bareback surfe sur le fantasme du séropositif meurtrier. Lutter contre la criminalisation des malades passe par la lutte contre le bareback. [la suite]
Dans un contexte de criminalisation des séropositifVEs, le vocabulaire change. On ne parle plus de malades, de transmission du virus, mais de coupables, de victimes et de crime. Et en matière de victimisation, les femmes sont évidemment en première ligne. [la suite]
« Empoisonnement », « mise en danger de la vie d’autrui » sont les deux motifs invoqués pour poursuivre des personnes séropositives. Juridiquement, pourtant, ces termes ne sont pas valables. La Cour de Cassation l’a clairement établi. [la suite]
La liste des pays appliquant des conditions d’entrée restrictives et discriminatoires envers les étrangers séropositifs et celle criminalisant le risque de transmettre ou la transmission du VIH [la suite]
Le projet de loi Sarkozy prévoit un dépistage obligatoire du suspect lors d’un viol, soi-disant pour « protéger les victimes », au mépris de toute réalité scientifique. [la suite]
Interpellé par Act Up-Paris à propos de l’émission « Zone Interdite » diffusée le 6 juin dernier sur M6, le président du CSA nous répond qu’il s’étonne que nous ayons pu trouver choquant le reportage intitulé « La filière équatorienne ». [la suite]
L’émission Zone Interdite intitulée " La filière Equatorienne " diffusée sur M6 dans la semaine du 06 au 11 juin a, une fois de plus, été l’occasion de mises en scène sordides sur les transsexuel(le)s et les prostitué(e)s. [la suite]
La question est épineuse : le droit et ses effets concerts peuvent-ils être autre chose qu’un moyen sécuritaire et répressif de plus, peuvent-ils être mis au service des personnes atteintes ? Autrement dit : jusqu’où faut-il se battre pour obtenir des textes spécifiques sur les droits des personnes séropositives ? [la suite]
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