Le 4 avril dernier, nous occupions l’office de tourisme de Thaïlande. Nous entendions protester d’une part contre la remise en cause de l’accès aux génériques, mais aussi manifester notre colère à l’encontre des exécutions en masse d’usagerEs de drogue dans ce pays. [la suite]
Didier Jayle, président de la MILDT, a peu d’idées et encore moins de bonnes idées, mais il a une véritable force : sa pugnacité à défendre des mesures ineptes. Sa proposition de classer le Subutex® dans la catégorie des stupéfiants repose sur une logique simple : elle permettrait de réduire le trafic et « donc » le détournement et « donc » le mésusage, sans rien changer pour les usagerEs « normaux » de ce traitement. Tout le problème est bien entendu dans ces deux « donc » et dans « normaux »... [la suite]
La toxicomanie est un sujet complexe et délicat qui demande beaucoup de pragmatisme. C’est ce qu’ont bien compris ces députéEs de l’UMP qui ont organisé un débat à l’Assemblée nationale le 14 avril dernier. Emmenée par les plus réactionnaires, l’hystérie toxiphobe n’avait pas de contradicteurRICEs : aucunE VertE, un seul député PS, Gérard Bapt, et une PC, Muguette Jacquaint. Rarement on aura entendu une telle accumulation de bêtises et de mensonges en une seule séance de l’Assemblée nationale. Rarement également, on aura vu ces mensonges englués dans tant de bons sentiments et de paternalisme mielleux : l’expression « nos enfants » aura été utilisé 8 fois, « notre jeunesse » 5 fois, « nos jeunes » (un must) 2 fois. [la suite]
Le 1er mars dernier, une lettre ouverte rédigée par Human Right Watch et cosignée par plusieurs centaines d’ONG, dont Act Up-Paris, a été envoyée aux déléguéEs de la 18ème session de la Commision sur les Drogues Narcotiques (CND, afin de les alerter sur le revirement de l’Office des Nations-Unis contre la drogue et le crime qui, sous la pression des États-Unis, va retirer son soutien aux stratégies de réduction de risques vers les usagèrEss de drogues alors que ces stratégies ont démontré leur efficacité pour prévenir les contaminations par le VIH. [la suite]
Lundi 7 mars, un jeune homme de 19 ans est atteint d’une balle au thorax lors d’une interpellation policière dans le quartier de la Goutte d’Or, à Paris. D’après l’agence AP : « Dominique de Villepin a estimé mardi que l’intervention des forces de police la veille au soir dans le quartier parisien de la Goutte d’Or était "parfaitement justifiée en raison de la présence d’une filière de crack" dans le secteur. » Cette « fillière » est une réalité quotidienne depuis 20 ans dans les quartiers Nord de Paris : (...) [la suite]
Le 7 septembre 2004, 126 toxicomanes étaient évacuéEs par la police d’un bâtiment de la SNCF occupé depuis plus d’un an (lire Action n° 95). Chose exceptionnelle, et malgré les pressions exercées par la préfecture pour que l’événement reste discret, l’expulsion se déroule en présence d’une dizaine de journalistes alertéEs par Act Up-Paris. De nombreuses associations spécialisées sont présentes, qui garantissent le calme et offrent du café chaud, au petit matin. [la suite]
Le 23 août dernier à Marseille, un homme et une femme sont morts des suites d’une embolie pulmonaire vraisemblablement causée par un « cocktail de drogues » alliant (au moins) alcool, ecstasy et cocaïne. [la suite]
Le quartier de Stalingrad est l’un des trois ou quatre principaux lieux parisiens du trafic de crack. Du fait de sa réputation, de son délabrement urbanistique, de sa proximité avec les gares et le périphérique, il restera sans doute un point de deal important pendant de nombreuses années. Les usagers de drogues qui viennent y acheter leurs produits sont généralement des personnes extrêmement précarisées, souvent sans papiers, sans revenu, sans abri et dans des situations sanitaires des plus préoccupantes. Ils sont en danger, constamment : face au sida, aux hépatites, au froid, à la violence de la rue, à la violence de la police. Pour tenter de répondre à cette situation, deux logiques s’affrontent, sur le fond et sur la forme, parmi ses habitants. [la suite]
Le rapport de la commission d’enquête sur la politique française en matière de drogues ferait sourire s’il n’était rempli de dispositions dangereuses pour la liberté, la santé et le respect des usagerEs de drogues. [la suite]
Le 4 Juin 2003, le Sénat a rendu public le rapport de sa commission d’enquête au sujet de la politique des drogues en France. Le résultat de ces 6 mois de travail intitulé : « Drogue : l’autre Cancer » prône le harcèlement, la répression et la mise en danger de mort des consommateurs de drogues. [la suite]
En 1998, avec la nomination de Nicole Maestracci à la MILDT, la reconnaissance des politiques de réduction des risques a permis de grands espoirs quant à l’évolution de l’accès aux soins des usagers de drogues. Aujourd’hui, nous constatons avec le retour de la droite, un désir manifeste de tout faire pour rendre la vie impossible aux usagers, quitte à les rendre malades à force de détruire, un à un, tous les avantages sociaux innovants qui avaient été mis en place par les gouvernements précédents. [la suite]
L’incroyable discours tenu par Nicolas Sarkozy sur les drogues, jeudi dernier au Sénat, ferait rire si cet homme n’avait pas le pouvoir de mettre en application les âneries dangereuses qui lui sont passées par la tête. [la suite]
Comment réprimer encore plus, quand la législation est déjà ultra-répressive ? C’est le casse-tête que tente de résoudre Dominique Perben vis-à-vis des usagers de drogues. Mission impossible ? Perben en a maté d’autres… [la suite]
Un seul suffirait pour attester des aberrations de la loi pénale française en matière de stupéfiants, et il sont près de 3 000 ! Au 1er novembre 2000, 2 892 personnes étaient détenues dans les prisons françaises pour usage et/ou détention illicites de stupéfiants. [la suite]
Le sens commun tient les lois prohibitionnistes pour susceptibles de contenir l’usage de drogues et ses dommages. Pour nous, plus le temps passe, plus nous pensons le contraire : elles n’ont jamais fait que les amplifier. Il est urgent de changer de stratégie. [la suite]
In April 2000, on the island of Jersey, the 11th international conference on the reduction of risks from drug use never stopped turning in circles around the obstacle of prohibition. [la suite]
En avril 2000, sur l’île de Jersey, la 11ème conférence internationale sur la réduction des risques liés à l’usage de drogues n’a cessé de tourner en rond - autour de l’obstacle de la prohibition. [la suite]
English translation available To reduce risks is to legalize
Nous avons participé à la 11ème conférence internationale de réduction des risques liés aux drogues, qui avait lieu cette année, sur l’Ile de Jersey du 9 au 13 avril 2000. [la suite]
Six mois après notre article sur les testeurs de drogues (Action n°59), nous vous proposons de découvrir plus en détail d’autres outils de dépistage de produits stupéfiants. [la suite]
Le 7 septembre dernier, un squat occupé par des centaines d’usagèrEs de drogues en grande précarité a été évacué par la police. Cet entrepôt sordide était devenu un lieu de vie, de consommation et de deal pour une grande partie des usagèrEs de crack du Nord-Est parisien qui s’y étaient repliéEs après (...) [la suite]
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