Plus d’une trentaine d’activistes de l’association TASO [
1] sont intervenus lors de la troisième Conférence nationale d’appui des communautés à la lutte contre le VIH/sida. Ils ont interrompu la séance d’ouverture en brandissant des pancartes et en criant
« We are the ones, we are the people. We are the ones to defend HIV and AIDS », « Give us drugs » et « Our people are dying ». Les activistes ont ainsi exprimé leur indignation face à l’incapacité du gouvernement ougandais à fournir des médicaments antirétroviraux bon marché aux personnes vivant avec le VIH/sida. Si le prix des antirétroviraux a considérablement baissé sur le marché local, passant de 550 $ il y a deux ans à 30 $ à l’heure actuelle, une étude menée par le Joint Clinical Research Center d’Ouganda, révèle que moins de 1 % de la population ougandaise vivant avec le VIH/sida peut avoir accès aux antirétroviraux.