Demain, mardi 8 janvier 2008 à 18h30, Nicolas Sarkozy doit recevoir le chanteur Bono, notamment engagé dans la lutte contre le sida. Ce rendez-vous ne doit en rien masquer les manquements du président qui auront pour conséquence de réduire l’accès aux traitements dans les pays du Sud.
Nicolas Sarkozy avait à plusieurs occasions promis d’augmenter la contribution française et de suivre l’engagement des pays riches pris en 2005 d’assurer l’accès universel aux traitements. Le 7 juin 2008, au sommet du G8, il avait par exemple annoncé : « Je me suis engagé sur l’accès universel aux traitements d’ici 2010. » Le lendemain, il insistait : « Le G8 s’est engagé à financer la santé en Afrique à hauteur de 60 milliards de dollars au cours des prochaines années. Les Etats-Unis se sont engagés à financer la moitié de cette somme. Quant à la France, elle va consacrer un milliard de dollars par an à la santé en Afrique. »
Ces propos engageaient la France à augmenter sa participation financière.
Aujourd’hui, à l’échelle de la planète, seul un tiers des malades ont accès aux traitements contre le sida ; en 2007, selon l’ONUSIDA, 2,1 millions de personnes sont mortes du sida.
La baisse de la contribution française est un engagement non tenu, qui montre que Nicolas Sarkozy n’est pas le président qui « fait ce qu’il dit », contrairement à ce qu’il aime répéter. C’est avant tout une décision criminelle, qui condamne à mort 10 000 personnes en 2008, sans compter touTEs les autres malades qui auraient dû bénéficier de l’augmentation promise par la France de ses financements. De cela aussi, le Président de la République devra rendre compte.
[1] Voir le projet de loi de finances 2008.
[ réalisé avec SPIP | plus d'infos sur ce site | fil RSS
]