Chantre de la concertation, le ministre de la Santé, par ailleurs porte-parole du candidat de l’UMP, a en effet choisi le camp de l’industrie pharmaceutique, contre l’avis unanime des acteurs et actrices concernéEs (Comité de liaison inter-ordres, syndicats de médecins, syndicats de pharmaciens, Centre national des professions de santé, Syndicat national des Infirmiers, Afssaps, Haute autorité de santé, CNAMTS, Mutualité, associations, malades). Sauf celui du LEEM, syndicat de l’industrie pharmaceutique ! Pourtant, d’autres solutions, évoquées par les associations de malades devant le cabinet du ministre, auraient pu être trouvées. Mais Xavier Bertrand a choisi le passage en force pour autoriser les projets de marketing direct sur les malades et assurer les rentes de l’industrie pharmaceutique. Nous savons en effet pertinemment qu’il est six fois moins coûteux de fidéliser unE clientE que d’en trouver unE nouveau/nouvelle et que les laboratoires perdent chaque année 30 milliards de dollars de ventes parce que des malades interrompent leur traitement.
En tant qu’association de malades, nous connaissons l’importance des enjeux liés à l’accompagnement des malades. Mais nous savons aussi que le premier but de l’industrie pharmaceutique dans ce domaine n’est pas de nous aider, mais de s’assurer de nouvelles parts de marché, comme l’a d’ailleurs publiquement déclaré sa représentante. Xavier Bertrand ne peut pas l’ignorer. Ceci montre bien quels intérêts il entend défendre.
Xavier Bertrand livre des centaines de milliers de malades en pâture à l’industrie pharmaceutique.
Act Up-Paris exige :
que le ministre de la Santé retire son amendement au projet de loi, dont personne ne veut - en dehors de l’industrie pharmaceutique ;
qu’il diligente immédiatement une réflexion sur les besoins exacts de régulation en matière d’accompagnement des malades.
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