Les autorités égyptiennes ont eu d’autres occasions de manifester violemment leur haine des pédés. En juin dernier, à New York, au cours de la Session Spéciale des Nations Unies consacrée à la lutte contre le sida, l’Egypte s’était opposée à ce qu’une association de défense des droits des homosexuels siège aux tables rondes et prenne part aux débats, allant même jusqu’à refuser que la minorité homosexuelle soit nommément prise en compte parmi les populations particulièrement vulnérables. En outre, la délégation égyptienne n’avait pas hésité à proposer au vote un paragraphe stigmatisant les homosexuels comme principaux responsables de la propagation de l’épidémie.
D’un côté, l’Egypte criminalise les homosexuels, rendant impossible toute politique de prévention du VIH, de l’autre, elle les accuse de favoriser l’extension de l’épidémie.
L’homophobie de l’Etat égyptien, elle, est criminelle. C’est pourquoi nous exigeons :
la libération immédiate et inconditionnelle des 52 détenus,
l’ouverture d’une enquête sur les actes de torture dont les accusés affirment avoir été victimes,
le respect du droit à vivre librement sa sexualité en Egypte.
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