Les principaux points de cette réponse sont les suivants :
Ce que nous avons critiqué à plusieurs reprises n’est pas la bonne ou mauvaise application du protocole mais bien le protocole lui-même ainsi que le dispositif prévu pour le « counselling » de prévention. La commission d’enquête ne pourra donc pas répondre à cette attente fondamentale.
Nous nous interrogeons sur la composition de ce comité d’experts : comportera-t-il des représentants associatifs indépendants ? Auditionnera-t-il les personnes directement concernées par l’essai et leurs représentants ? La protection de l’anonymat des personnes participant à l’essai ne doit pas être entendue à l’envers. Elle s’impose à l’instigateur de l’essai mais elle n’implique évidemment pas de museler l’expression des personnes incluses qui souhaiteraient s’exprimer.
Plusieurs textes de références dont la Charte d’Helsinki établissent un lien fort entre la participation à un essai thérapeutique et la mise à disposition des traitements. En l’état ce lien n’est pas fait par le protocole de l’essai incriminé.
Le REDS et Act Up-Paris demandent aux autorités sanitaires camerounaises qu’elles suspendent le déroulement de l’essai en attendant que le laboratoire Gilead, le promoteur de l’essai (Family Health International) et son sponsor la fondation Bill et Melinda Gates financent :
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