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Au BANQUE CLUB, la vie d’un pédé ne vaut pas trois centimes

publié en ligne : 20 décembre 2003

 

Samedi 20 décembre au soir, une douzaine de militants d’Act Up-Paris ont zappé le Banque Club. En effet, cette boite à cul pédé ne fait pas d’efforts en matière de prévention et d’hygiène. Nous sommes en colère parce que malgré tant d’années de lutte contre le sida, cet établissement n’est toujours pas capable de faire le minimum : offrir des capotes et du gel à ses clients. Il ne s’agit pas là simplement d’en laisser en libre accès au bar ou d’en donner une à l’entrée mais bien qu’il y en ait partout dans l’établissement et que la clientèle ne soit pas obligée d’en réclamer.

Le Banque Club est le quatrième établissement que nous zappons [1]. D’autres boites sont également concernées et savent ce qu’elles risquent. Nous leur demandons pourtant simplement de respecter les consignes d’hygiène et de prévention qui sont inclues dans la charte de responsabilité mise en place par Aides, Act Up, Sida Info Service et le SNEG qu’ils soient signataires ou non de celle-ci. Être signataire de la charte de responsabilité, signifie pour un établissement d’obtenir gratuitement de la part du SNEG des pipelifes remplis de préservatifs à disposer dans les parcours sexuels, qu’il devra ensuite remplir par lui-meme. Elle lui permet également de recevoir gratuitement des distributeurs de gel. Enfin, la charte de responsabilité fonctionne comme un label ce qui permet à l’établissement de bénéficier d’une publicité gratuite.

Cette charte a été signée il y a plus d’un an et demi au printemps 2002. Nous pensions alors que l’incitation et la pédagogie se suffiraient à elles-mêmes, or il a fallu que depuis un mois et demi nous menions nos actions contre ces établissements pour constater enfin des prises de conscience et des progrès.

Comment certains patrons peuvent ils encore ignorer la prévention quand notre communauté a tant souffert, alors que nous devons toujours nous battre pour vivre avec le sida ? En tant qu’usagers de ces saunas et backrooms, nous intervenons afin de dénoncer la logique marchande de ces patrons qui refusent de distribuer des capotes. Ces établissements ont pourtant la possibilité de se fournir au près du SNEG à trois centimes la capote. Entre ces trois centimes et la vie d’un pédé ils ont choisi, qu’ils répondent aujourd’hui de ce choix. Nous avons décidé de ne plus les laisser tranquilles. Nos premières actions contre eux ont commencées. Nous ne nous arrêterons que lorsqu’ils feront enfin leur travail d’acteurs de prévention.

 

Notes

[1] pour lire nos précédents communiqués, consultez la rubrique correspondante

 
 

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