Nous avons reçu plusieurs témoignages de viol ou maltraitance de la part de codétenus ou de surveillants. En dehors de la responsabilité des personnes qui ont commis des violences, viols ou maltraitances à votre égard, l’Administration pénitentiaire engage sa responsabilité si elle reste passive face à de tels agissements et ne vous protège pas.
L’article D.189 du CPP dispose que l’administration pénitentiaire doit « assurer le respect de la dignité inhérente à toute personne qui lui est confiée par l’autorité judiciaire ». Dans ce type de situation, il faut saisir la justice avec l’aide d’un avocat et ne pas hésiter à faire constater dès que possible par un médecin les violences que vous avez subies.
Par ailleurs, si vous êtes victime d’un viol, il faut demander le plus rapidement possible (délai de 48 heures maximum, le mieux étant de le prendre dans les 4 heures qui suivent le rapport à risques) un traitement prophylactique post-exposition au VIH. Il s’agit d’une trithérapie qui vous sera donnée pendant un mois, pour réduire le risque de contamination. Demandez-le au plus vite auprès des Unités de consultations et de soins ambulatoires (UCSA) (pour plus d’informations sur les traitements prophylactiques, consultez la rubrique Éviter une contamination).
Depuis 2003, de nombreuses informations publiées dans notre guide des droits sociaux sont devenues obsolètes (sur le PaCS, le handicap, la prise en charge par la sécurité sociale, etc.). Les entrées vont être progressivement mise à jour en ligne. Une réédition du guide est prévue pour 2008.
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