Il n’y a aucun accès à des seringues propres en détention. La loi du 18 janvier 1994 relative à la santé publique et à la protection sociale, évoque dans son chapitre II « les soins en milieu pénitentiaire et la protection sociale des détenus ». Cette loi implique également que, comme à l’extérieur, l’accès aux produits de substitution doit être possible.
Aucun médecin ne peut refuser de vous prescrire un traitement de substitution. S’il ne le souhaite pas, il a l’obligation de vous faire suivre par le Service médico-psychologique régional (SMPR). S’il ne remplit pas cette obligation, son comportement s’apparente à un refus de soins que vous pouvez dénoncer à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS). Dans de nombreux établissements, l’accès aux produits de substitution est difficile. Il arrive également que soient prescrits un produit ou un dosage différents de ceux qui vous étaient donnés à l’extérieur.
Attention : les risques de mort par overdose sont importants à la sortie de prison. Une reprise des anciennes habitudes de consommation à la sortie de prison peut être dangereuse, du fait de sevrages trop brutaux au cours de l’incarcération, d’un suivi trop faible pendant la détention ou de qualité de produits différente.
Depuis 2003, de nombreuses informations publiées dans notre guide des droits sociaux sont devenues obsolètes (sur le PaCS, le handicap, la prise en charge par la sécurité sociale, etc.). Les entrées vont être progressivement mise à jour en ligne. Une réédition du guide est prévue pour 2007/2008.

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