Nous n’aborderons pas ici la question relative au moment de démarrer un traitement et celle du choix du traitement initial : en la matière, les recommandations officielles évoluent et varient en fonction des spécificités de chaque personne. Si vous vous posez des questions sur votre traitement, n’hésitez pas à en parler avec votre médecin et contactez les associations de malades.
Le suivi médical consiste essentiellement en une série de bilans. C’est votre médecin qui doit vous les prescrire, les lire avec vous, et discuter de leur signification. Un bilan exhaustif est essentiel dès la découverte de la séropositivité : il servira de référence en cas d’évolution de l’infection. Nous vous conseillons donc de vous assurer que le médecin prescrit l’ensemble de ces examens.
Parmi ces bilans, on trouve généralement :
la mesure de la charge virale plasmatique, c’est-à-dire le nombre de
particules virales contenues dans un échantillon de votre sang. Dans le cadre du VIH, la charge virale est utilisée comme marqueur afin de suivre la progression de la maladie et mesurer l’efficacité des traitements ;
la mesure du nombre de leucocytes (les globules blancs) parmi lesquels les CD4 ont un rôle important dans le fonctionnement du système immunitaire, et qui sont les cibles principales du VIH. Cet examen indique la réponse de votre système immunitaire au virus ;
les autres examens hématologiques : hématies (globules rouges) et plaquettes sanguines pour avoir une vue générale de l’état de votre organisme ;
des examens sérologiques complémentaires (détection d’anticorps liés à la présence d’autres infections) pour rechercher d’éventuelles coinfections (virus des hépatites, de l’herpès, etc.) et maladies opportunistes (cytomégalovirus, toxoplasmose, tuberculose, etc.) ;
des examens biochimiques : glucides, lipides, bilans hépatique et rénal pour déceler la survenue de complications dues aux antirétroviraux ;
des examens gynécologiques, dont la nécessité est d’autant plus grande que les spécificités féminines de l’infection au VIH sont encore largement sous-estimées. Il est recommandé de faire un bilan gynécologique tous les 6 mois ;
l’examen du génotype du virus dont vous êtes porteur. Ce génotype est un examen qui permet de découvrir si le virus qui vous a infecté, a déjà été confronté à des traitements et n’a pas muté en conséquence. Car, lorsque des mutations se produisent au niveau du génotype, elles peuvent induire des résistances à certains antirétroviraux. Par conséquent, ce type de test devient une aide à la décision thérapeutique et permettra de mieux choisir votre premier traitement, au cas où vous en auriez besoin.
Si vous voulez des explications ou définitions supplémentaires, n’hésitez pas à consulter ou télécharger notre glossaire Sida, un glossaire sur notre site.
Depuis 2003, de nombreuses informations publiées dans notre guide des droits sociaux sont devenues obsolètes (sur le PaCS, le handicap, la prise en charge par la sécurité sociale, etc.). Les entrées vont être progressivement mise à jour en ligne. Une réédition du guide est prévue pour 2008.
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